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Fait rare : une majorité de grandes et petites entreprises de la région visée par le projet de mine de graphite, financée par la Défense nationale américaine, ajoutent leur voix à l’opposition déjà connue des élus et groupes environnementaux de l’Outaouais contre ce projet.
Par voie de communiqué, le regroupement réunissant plus d’une centaine d’entreprises - jusqu’à présent- prend vigoureusement position contre le projet de construction de mine à ciel ouvert, mené par Lomiko Metals, une minière établie à Surrey, en Colombie-Britannique.
Selon ces gens d’affaires, le projet de mine La Loutre risquerait de bousculer sérieusement l’économie de la région de Petite-Nation, laquelle serait caractérisée par le développement et une mise en valeur harmonieuse de ses «très riches ressources naturelles que sont l’eau et la forêt».
« Devant une situation pareille, il faut penser au-delà de nos propres intérêts particuliers, affirme la présidente du Groupe Gagnon, Geneviève Gagnon, à l’origine de cette initiative avec David Lauzon, des Industries Lauzon. Vous savez, en affaires, on ne peut pas penser qu’au court terme. Par maintenir un écosystème sain, il faut penser sur le long terme, et bien au-delà des bénéfices que nous pourrions comme entrepreneurs tirer d’un tel projet à court terme.»

Le projet minier La Loutre de Lomiko Metals inc., qui doit voir le jour dans la Petite Nation, passe résolument mal auprès de plus d’une centaine d’entrepreneurs du secteur.
«Jusqu’à maintenant, ce qu’on entendait, c’est l’opposition de la part du public, de la population. Mais il va de soi que nous, en tant qu’entreprises de la région, on a un rôle à jouer dans tout ce qui est santé, vitalité, de façon générale, envers la communauté», a soutenu en entrevue au Droit Geneviève Gagnon, propriétaire de Groupe Gagnon «GAGNON La Grande Quincaillerie, Location GAGNON, Évolution Structures) et l’une des instigatrices de la lettre Gens d’affaires de la Petite-Nation contre le projet minier la Loutre. «Je juge qu’on a une responsabilité en tant que citoyens corporatifs.»
Une première séance d’information s’était tenue en juillet dernier, à Duhamel, devant des dizaines de citoyens mécontents. Les élus municipaux s’étaient rangés derrière les citoyens, s’opposant aussi au développement minier aux abords de leurs municipalités. La cheffe de la direction de Lomiko Metals, Belinda Labatte, présente à l’événement, avait semblé bouleversée à la fin de cette première séance. Lomiko Metals avait par la suite annoncé, au début du mois d’août, qu’elle se retirerait des séances d’information publiques sur le dossier.
Un référendum sur le projet doit d’ailleurs se tenir dans plus d’un an, en novembre 2025.
«Un projet qui vient totalement à l’encontre de ce qu’on est», ajoute Geneviève Gagnon.

Une centaine d’entreprises de la Petite-Nation, en Outaouais, unissent leurs voix pour s’opposer publiquement au projet de mine de graphite La Loutre de l’entreprise Lomiko Metals.
Le groupe rassemble des travailleurs autonomes et des représentants de petites et grandes entreprises, venant d’une variété de domaines d’emploi.
L’une des instigatrices de ce regroupement des Gens d’affaires de la Petite-Nation contre le projet minier La Loutre
, Geneviève Gagnon, est entre autres propriétaire d’une quincaillerie.
« Parce qu'on est tous conscients que notre écosystème économique est notamment basé – en grande partie basé – sur le tourisme, la villégiature et la nature », explique-t-elle en entrevue à l’émission Les matins d’ici.
Elle affirme que le mouvement d’opposition de la part du milieu des affaires au projet La Loutre a su rallier « en moins de deux semaines [...] plus de 100 entreprises représentées par plus de 115 gens d’affaires de la région. »
« Pour nous, ça va de soi qu’un projet comme celui-là va totalement à l’encontre de la stabilité, la pérennité économique, la vitalité économique de notre région », soutient-elle.

Le référendum sur le projet minier La Loutre, en Outaouais, aura lieu seulement dans 15 mois.
L'Alliance des municipalités Petite-Nation Nord a annoncé dimanche qu’elle tiendra sa consultation référendaire le 2 novembre 2025. La nouvelle est tombée lors d’une deuxième séance d'information publique tenue devant des centaines de personnes, dimanche matin, à Chénéville.
En optant pour une date plus tardive, les élus affirment vouloir donner le temps nécessaire à la population de se former une opinion sur ce projet de mine de graphite proposé par l'entreprise Lomiko Metals. Selon eux, le référendum pourra être tenu au même moment que les élections municipales, ce qui évitera des dépenses supplémentaires aux contribuables.
« Il reste 433 jours pour vous donner de l'information, pour vous consulter et pour que vous ayez en main tous les éléments nécessaires », explique un des porte-paroles de l'Alliance et maire de Duhamel, David Pharand.
« Ça donne amplement de temps à l'Alliance et Lomiko Metals de vous donner des réponses à vos questions », ajoute-t-il. (...)
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Referendum on Outaouais mine to take place next year: Lomiko Metals wants to build graphite mine about 80 km northeast of Gatineau / CBC
People living near the site of a proposed graphite mine in the Outaouais will get a chance to have their say in a referendum, but not for more than a year.
An alliance of local municipalities announced on Sunday during a public information session in Chénéville, Que., that the vote will take place Nov. 2, 2025.
Chénéville is among the towns surrounding the proposed La Loutre site, located about 80 kilometres northeast of Gatineau. The alliance also includes Duhamel, Lac-Simon, St-Émile-de-Suffolk and Lac-des-Plages. (...)