Panneau d'interprétation- Pointe de la Barrière
Panneau d'interprétation- Lac-Simon
Le premier Simon, celui qui a donné son nom au lac, s'appelait Simon Kanawato. Il fut baptisé enfant inconnu à 11 ans, le 23 juillet 1808 à Oka, du nom de Simon. Charles Ganawato ou Kanawato, un Iroquois d'Oka qui l'avait amené de Grand Portage, l'adopta. De la nation des Cris, il avait été iroquoisé sous le nom de Simon Taniharons. À la mission, on refusa de le marier à la femme qu'il avait choisie et avec qui il avait déjà plusieurs enfants. Simon Kanawato et sa famille furent chassés du village iroquois. Ils habitèrent sur l'île Canard Blanc après cette date, vers 1820. […]
Simon Kanawato et « l'Outaoise » Marie Anne Otajawadjiwanokwe vivaient ensemble depuis 20 ans lorsque Monseigneur Ignace Bourget les dispensa du second degré d'affinité. Ils s'épousèrent le 23 juillet 1838 à Oka. Ce jour-là, il y eut deux autres mariages. Leur fils Benjamin dit Matchikiwis, matchikiwis veut dire fils aîné, épousa Marie-Louise Kiwandawekwe, la fille de Catherine Wasseiabanokwe et de Jacques Kije-Mite dit Commandant de la nation des Nipissingues. Ces derniers marièrent aussi leur fils Simon Wabiginis à Charlotte Pajitakwatamokwe, la fille d'André Pekasiketch ou Pecacasiquèche et d'Élizabeth Pinessiwabanokwe. Ceux-là étaient les grands-parents d'Amable Canard Blanc. Ainsi s'est nouée les Simon, Commandant, Canard Blanc, qui chassaient sur leurs terres dites des Algonquins de la Petite-Nation.
Simon Kanawato dit Blanc se dira Simon Leblanc. Benjamin, le fils à Simon, deviendra par assimilation Benjamin Simon. […]
Simon Kanawato décéda le 11 juillet et fut inhumé le 14 juillet 1874 dans le premier cimetière de Hartwell, près de l'ancienne chapelle qui domine le lac Simon. […]
Le lac Simon servait au flottage et à la drive. Les billots étaient destinés aux scieries de Hull. Un petit vapeur les engageait dans la Petite-Nation à la chute du lac Barrière. La forêt reculait, la vie nomade s'éteignait. Vingt-cinq Algonquins résidaient dans Hartwell en 1885.
« La forêt cessa d'être à eux seuls. […] Des maisons de troncs de cèdres lavés de chaux surgirent. D'autres canots que les leurs sillonnèrent leur grand lac. Ils se virent […] en vingt ans, environnés par leurs frères les Visages Pâles. » (Albert Ferland )
Jean-Guy Paquin, extraits du livre Le pays de Canard Blanc, Écrits des Hautes-Terres, Montpellier, 271 pages, 2004. © Écrits des Hautes-Terres et Jean-Guy Paquin.
Pour en savoir plus sur la présence amérindienne dans la Petite-Nation, vous pouvez consulter les quatre ouvrages de Jean-Guy Paquin.
Elle qui fait de la joie
Le 3 octobre 2026, la municipalité de Lac-Simon a organisé une journée de réconciliation et d'inauguration. Mme Yvonne Simon a été invitée à inaugurer la salle du conseil de l'hôtel de ville au nom de sa arrière-grand-mère, Louise Simon, épouse d'Amable Canard Blanc. Sa arrière-grand-mère a reçu de son père, Simon Kanawato, le nom Minawasikekwé, qui signifie « Elle qui fait de la joie » en Anishinabemowin. Mme Yvonne Simon a commencé par raconter l'histoire de plusieurs générations de sa famille sur l'île Canard Blanc et dans la région. Elle se souvient avec émotion que sa arrière-grand-mère avait juré n'avoir jamais signé le document de vente de sa maison sur l'île et qu'elle était devenue très triste lorsqu'elle avait réalisé que cette place n'appartenait plus à sa famille. Mme Yvonne Simon a remercié les nombreux membres de sa famille d'être venus et a répondu aux questions du public. Ensuite elle et la mairesse, Mme Sylvie Potvin, ont dévoilé la plaque pour la Salle Louise-Simon Minawasikekwé.
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