Le Québec a un grand coup à jouer dans l'électrification des transports. Nous avons l'électricité, mais aussi beaucoup de minéraux stratégiques comme le graphite, le nickel ou le lithium... Si bien que les demandes d'explorations minières se multiplient depuis quelques années particulièrement dans le sud du Québec où certains lancent un drapeau rouge. Reportage de Jean-Sébastien Cloutier:
Assemblée générale de l'APLS: Samedi le 28 août 2021 à 13 :30 heures Inscription dès 13:00 heures 85, rue Principale Chénéville (Église St-Félix-de-Valois) et le Journal de l'APLS, le Canard Blanc
N.B. Les mesures de la Direction de la santé publique en vigueur la journée de l'assemblée seront appliquées. Si nous devons limiter l'accès, nous prioriserons les membres en règle.Le port du couvre-visage est obligatoire, veuillez apporter votre masque. Un registre des présences sera complété avec nom et no de téléphone.
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Une étude économique préliminaire présentée par la compagnie Lomiko la semaine dernière confirme le fort potentiel pour une mine de graphite pour le projet La Loutre près de Duhamel.
Selon le communiqué de presse diffusé par la compagnie, l’étude démontre le potentiel pour une mine à ciel ouvert qui pourrait fonctionner pendant 14,7 ans. Le projet a le potentiel de devenir «extrêmement rentable» selon la compagnie.
Le chef de la direction de l’entreprise, A. Paul Gill, indique que l’étude complète liée à ce communiqué sera dévoilée d’ici un mois. Ce rapport sera accessible au public et au partenaire.
«On va obtenir des commentaires des gens dans la communauté et des groupes d’investisseurs, affirme-t-il. Pour voir comment ils voient le projet et ce qui doit être changé.»
On est encore loin de la réalisation de ce projet, affirme M. Gill. Il faudrait au moins quatre ans avant que les permis soient accordés. «Ça va prendre encore plusieurs années avant de bien comprendre comment le projet va fonctionner et comment on peut prévenir ou limiter les impacts environnementaux. Ce sont juste des études à ce point.»
Questionné sur l’aspect de l’acceptabilité sociale, A. Paul Gill croit que ça passera par l’information. «On ne peut pas forcer les gens à changer d’idées. Tout ce qu’on peut faire, c’est de les informer.»
«En ce qui concerne la pollution et les dommages, il y a des technologies qui préviennent des enjeux majeurs que nous allons utiliser. On doit être innovateur et découvrir les meilleures façons de créer le moins de dommage.»
Concret
Du côté du Regroupement de Protection des Lacs de la Petite-Nation, cette étude n’a pas été une surprise. Le groupe s’attendait à ce résultat et savait que l’étude était sur le point d’être rendue publique. «On s’oppose à ça depuis deux ans et avec ce qu’on a là, on est loin d’avoir changé notre opinion», indique le porte-parole du regroupement, Louis-St-Hilaire.