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La MRC de Papineau ainsi que certains regroupements, comme le Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation (RPLPN), s’inquiètent de l’harmonisation des activités minières avec les différents attraits du territoire.
Le Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO), le préfet de la MRC de Papineau Benoit Lauzon et le RPLPN étaient réunis aujourd’hui à Montebello afin de faire entendre leur message au ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN).
Les trois instances émettent quelques concepts à prioriser et qui constituent des enjeux régionaux d’importance telle la conciliation avec des activités touristiques, le respect des collectivités locales et l’économie circulaire et la réduction des sources.
Le RPLPN indique dans son mémoire être «très préoccupé par le risque que notre territoire devienne une région minière et demande que les activités minières soient interdites dans les zones désignées par la MRC Papineau comme étant réservées à la villégiature, au récréotourisme, à l’écotourisme et à la foresterie».
En date du 1er février, 10 municipalités de la Petite-Nation ont adopté la résolution du RPLPN soit Duhamel, Montebello, Papineauville, Saint-André-Avellin, Ripon, Chénéville, Montpellier, Notre-Dame-de-Bonsecours, Plaisance et Lac-Simon. Différents organismes tels Kenauk Nature, Conservation de la nature Canada et Coalition pour que le Québec ait meilleure MINE ont également appuyé.
Devant l’intérêt croissant pour les richesses minérales du sous-sol de l’Outaouais, des représentants de la MRC de Papineau et d’organismes demandent à Québec de les écouter davantage dans le cadre de l’exploitation des minéraux« critiques et stratégiques » à la transition énergétique.
On n’a rien contre avoir des mines sur notre territoire, mais il y a des places pour les avoir
, a souligné, le préfet de la MRC de Papineau, Benoit Lauzon, lors d’un point de presse mercredi.
Or, c’est précisément la question des zones où serait permise l’exploitation minière dans la région qui préoccupe les élus de la MRC
.Ces derniers ont indiqué que le ministère de Ressources naturelles a rejeté leur schéma d’aménagement du territoire, document dans lequel ils ont détaillé les zones incompatibles avec l’activité minière.
La conseillère Anik Bois, responsable des loisirs au sein du conseil, confirme le retour de l’événement l’été prochain. Cette dernière a vécu l’événement nautique plus jeune et il était prioritaire pour elle de le ramener. «C’est quelque chose que, tout de suite lorsque j’ai été élu, j’ai voulu ramener. Ça a commencé en appelant la Fédération de natation du Québec et voir comment ça fonctionne», souligne-t-elle.
«C’est sûr qu’on commence. C’est la première année. C’est sûr qu’on met tous les efforts pour que ça ait l’air d’une belle traversée à la nage comme il se fait dans d’autres municipalités. Ça prend 5 ans avant que l’événement redevienne de grande envergure», enchaîne-t-elle. Mme Bois prend ainsi l’exemple de la Traversée du Mont-Tremblant qui est devenue membre du circuit mondial Global Swim Series quatre ans après son retour.
La taille du lac a été un facteur important pour le retour de l’événement sportif. «Nous sommes la seule distance en ligne droite qui a plus de 12 km. On a été choisi. On va être parrainé par la Fédération de natation du Québec (FNQ) pendant quatre ans avant d’être accrédité pour le circuit international», mentionne le maire de Lac-Simon, Jean-Paul Descoeurs. Des juges de la fédération internationale de natation (FINA) et du FNQ superviseront l’épreuve, ajoute-t-il.
Les municipalités devraient être davantage impliquées dans l’élaboration de plans pour le développement minier en Outaouais, clame un élu de la MRC de Papineau. Les outils fournis aux villes par Québec pour gérer les conflits avec les minières sont insuffisants, croit-il.
Le maire de Duhamel, David Pharand, représente la MRC de Papineau dans le cadre d’une vaste consultation au sujet des minéraux stratégiques et critiques
— des minéraux jugés cruciaux pour le développement et les activités économiques — organisée par le ministère québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles.
Le graphite que tente d’exploiter la société Canada Carbon à Grenville-sur-la-Rouge est d’ailleurs une ressource critique. Malgré l’importance de ce minerai, utilisé notamment dans la fabrication d’appareils électroniques, Duhamel, tout comme 99 autres municipalités, a exprimé son soutien à la cause de Grenville-sur-la-Rouge.