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Le Québec a un grand coup à jouer dans l'électrification des transports. Nous avons l'électricité, mais aussi beaucoup de minéraux stratégiques comme le graphite, le nickel ou le lithium... Si bien que les demandes d'explorations minières se multiplient depuis quelques années particulièrement dans le sud du Québec où certains lancent un drapeau rouge. Reportage de Jean-Sébastien Cloutier:
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Une étude économique préliminaire présentée par la compagnie Lomiko la semaine dernière confirme le fort potentiel pour une mine de graphite pour le projet La Loutre près de Duhamel.
Selon le communiqué de presse diffusé par la compagnie, l’étude démontre le potentiel pour une mine à ciel ouvert qui pourrait fonctionner pendant 14,7 ans. Le projet a le potentiel de devenir «extrêmement rentable» selon la compagnie.
Le chef de la direction de l’entreprise, A. Paul Gill, indique que l’étude complète liée à ce communiqué sera dévoilée d’ici un mois. Ce rapport sera accessible au public et au partenaire.
«On va obtenir des commentaires des gens dans la communauté et des groupes d’investisseurs, affirme-t-il. Pour voir comment ils voient le projet et ce qui doit être changé.»
On est encore loin de la réalisation de ce projet, affirme M. Gill. Il faudrait au moins quatre ans avant que les permis soient accordés. «Ça va prendre encore plusieurs années avant de bien comprendre comment le projet va fonctionner et comment on peut prévenir ou limiter les impacts environnementaux. Ce sont juste des études à ce point.»
Questionné sur l’aspect de l’acceptabilité sociale, A. Paul Gill croit que ça passera par l’information. «On ne peut pas forcer les gens à changer d’idées. Tout ce qu’on peut faire, c’est de les informer.»
«En ce qui concerne la pollution et les dommages, il y a des technologies qui préviennent des enjeux majeurs que nous allons utiliser. On doit être innovateur et découvrir les meilleures façons de créer le moins de dommage.»
Concret
Du côté du Regroupement de Protection des Lacs de la Petite-Nation, cette étude n’a pas été une surprise. Le groupe s’attendait à ce résultat et savait que l’étude était sur le point d’être rendue publique. «On s’oppose à ça depuis deux ans et avec ce qu’on a là, on est loin d’avoir changé notre opinion», indique le porte-parole du regroupement, Louis-St-Hilaire.
À la suite de l’apparition du projet minier à Saint-Michel-des-Saints dans Lanaudière, la région de la Petite-Nation se prépare à devoir confronter cette réalité de plus près.
La nouvelle du développement de Matawinie, piloté par l’entreprise Nouveau Monde Graphite, fait réagir la population du sud du Québec. Les régions voisines des Laurentides et de l’Outaouais étant tout autant sollicitées pour ce minerai, populaire pour la création de batteries faisant battre le cœur des voitures électriques, s’inquiètent de leur sort.
Le maire de Duhamel, David Pharand, est très impliqué au sein du dossier qui englobe ces questions, avec la MRC Papineau. D’ailleurs, il en a été désigné le porte-parole. « Nous avons dressé une étude démontrant que plusieurs de nos territoires s’avèrent incompatibles avec l’activité minière, indique-t-il. Toutefois, le gouvernement nous a retourné le rapport en disant que ça ne correspondait pas à tous leurs critères. »
Au sein de cette étude, il y est mentionné à titre d’exemple le lac d’Argile, à Val-des- Bois, entre autres. « Ce plan d’eau, qui est bordé d’un terrain de golf et de camping, aurait un potentiel minier de 40 %. Or, pour ceux qui connaissent cette source, l’idée que de tels travaux puissent y être menés s’avère tout simplement inconcevable », fait valoir M. Pharand.
Le maire explique qu’un des grands joueurs de l’acquisition du graphite au Québec est notre voisin du sud. « Nous avons fait nos recherches et nous nous sommes rendu compte que les États-Unis désirent s’affranchir de leur dépendance envers la Chine, qui se trouve à être leur principal fournisseur en cette matière. »
Dans une lettre ouverte, publiée en février dernier dans différents journaux, le porte-parole du Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation (RPLPN), Louis Saint-Hilaire, ainsi que le préfet de la MRC Papineau, Benoit Lauzon, l’expriment également. Ils font aussi référence à l’éventualité du développement d’une usine de batteries pour voitures électriques.
Alors que Québec a autorisé le mois dernier un projet de mine de graphite à ciel ouvert à Saint-Michel-des-Saints, dans Lanaudière, des citoyens et élus de l’Outaouais continuent de presser le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec (MERN), Jonatan Julien, à modifier le règlement des Territoires incompatibles à l’activité minière (TIAM) dans le but de permettre aux Municipalités régionales de comté (MRC) d’avoir un plus grand rôle à jouer sur ce plan.
L’entreprise Nouveau monde graphite a obtenu l’autorisation de développer une mine à Saint-Michel-des-Saints par le biais d’un décret gouvernemental reçu en février.
Le site minier, dont l’exploitation commerciale devrait débuter en 2023, représente un projet de 350 M$. Son exploitation doit s’étendre sur une durée de 25 ans. Le graphite qui sortira de la fosse d’une longueur de 2,6 kilomètres servira à la fabrication de batteries pour les véhicules électriques.
Selon le porte-parole du Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation (RPLPN), Louis St-Hilaire, dont l’organisation représente quelque 1000 riverains dans la région de la MRC de Papineau, ce projet vient confirmer que les régions de l’Outaouais, des Laurentides et de Lanaudière ont un véritable potentiel de «boom minier» dans le contexte où la stratégie d’électrification des transports du gouvernement du Québec est désormais bien établie.
«Le projet de Nouveau monde graphite, dans Lanaudière, est une porte ouverte pour développer le sud du Québec. Depuis que ce projet a été annoncé, le projet La Loutre, en Outaouais, a commencé à lever des fonds. C’est sûr qu’il va y avoir de l’activité dans la MRC de Papineau. Tout ce qui s’appelle graphite dans les derniers temps, les actions ont grimpé», lance M. St-Hilaire.
RESPECTIVEMENT PORTE-PAROLE DU REGROUPEMENT DE PROTECTION DES LACS DE LA PETITE-NATION ET PRÉFET DE LA MRC PAPINEAU
Peu de gens le savent, mais les territoires des Laurentides, de Lanaudière et de l’Outaouais renferment les principaux gisements de graphite au Canada. Le projet tout juste autorisé de mine à ciel ouvert de Nouveau Monde Graphite aura une empreinte considérable sur l’environnement. La compagnie prévoit une fosse de 2,7 km de longueur par 250 mètres de profondeur, ce qui en ferait la plus importante mine de graphite du continent. Et c’est sans compter les montagnes de résidus toxiques et les bassins de décantation.
L’empressement de Québec de donner son autorisation alors que de nombreuses demandes du BAPE n’ont pas reçu de réponses en dit long sur la priorité que le gouvernement accorde à son Plan de valorisation des minéraux critiques et stratégiques. Québec, déjà copropriétaire de Nemaska Lithium, peut maintenant remplir sa promesse d’approvisionnement à toute multinationale qui voudrait implanter ici une méga-usine de batteries de véhicules électriques (BVE).
Déjà, un vaste réseau de claims miniers parcourt ces territoires de plein air, de récréotourisme et de villégiature qui, depuis la pandémie, sont plus que jamais devenus l’oxygène des citadins. Certains projets sont au niveau des forages et des études de préfaisabilité et pourraient se développer rapidement.
Particulièrement à risque sont les lacs et les rivières, les réserves fauniques, les terres de la Couronne et tous les terrains qui les bordent. Un très grand nombre de villégiateurs pourraient se retrouver avec des voisins des plus indésirables.
Organisme de bassins versants des rivières Rouge, Petite Nation et Saumon
Partenaires : MRC de Papineau, Municipalité de Duhamel, Municipalité de Lac-Simon, Association des propriétaires du lac Simon et le Centre touristique du Lac-Simon