Exploitation minière: Une Bombe à Retardement dans un Paradis de Plein Air

LOUIS ST-HILAIRE ET BENOÎT LAUZON

RESPECTIVEMENT PORTE-PAROLE DU REGROUPEMENT DE PROTECTION DES LACS DE LA PETITE-NATION ET PRÉFET DE LA MRC PAPINEAU

Peu de gens le savent, mais les territoires des Laurentides, de Lanaudière et de l’Outaouais renferment les principaux gisements de graphite au Canada. Le projet tout juste autorisé de mine à ciel ouvert de Nouveau Monde Graphite aura une empreinte considérable sur l’environnement. La compagnie prévoit une fosse de 2,7 km de longueur par 250 mètres de profondeur, ce qui en ferait la plus importante mine de graphite du continent. Et c’est sans compter les montagnes de résidus toxiques et les bassins de décantation.

L’empressement de Québec de donner son autorisation alors que de nombreuses demandes du BAPE n’ont pas reçu de réponses en dit long sur la priorité que le gouvernement accorde à son Plan de valorisation des minéraux critiques et stratégiques. Québec, déjà copropriétaire de Nemaska Lithium, peut maintenant remplir sa promesse d’approvisionnement à toute multinationale qui voudrait implanter ici une méga-usine de batteries de véhicules électriques (BVE).

Déjà, un vaste réseau de claims miniers parcourt ces territoires de plein air, de récréotourisme et de villégiature qui, depuis la pandémie, sont plus que jamais devenus l’oxygène des citadins. Certains projets sont au niveau des forages et des études de préfaisabilité et pourraient se développer rapidement.

Particulièrement à risque sont les lacs et les rivières, les réserves fauniques, les terres de la Couronne et tous les terrains qui les bordent. Un très grand nombre de villégiateurs pourraient se retrouver avec des voisins des plus indésirables.

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