Vente du domaine des Pères Sainte-Croix au lac Simon – Les bâtiments seraient conservés

Pour continuer de prendre soin de ses religieux et de ses oeuvres, dont l'Oratoire Saint-Joseph, la congrégation des Pères Sainte-Croix a besoin d'argent. Leur domaine du lac Simon sera donc mis en vente.

Jessy Laflamme - Le droit

Le père supérieur provincial de la congrégation des Pères Sainte-Croix, Jean-Pierre Aumond, était de passage dans la Petite-Nation, hier, pour expliquer le projet de vente de leur domaine situé en bordure du lac Simon. D'une superficie de 48 acres, leur terrain abrite des bâtiments construits en 1933 où l'on retrouve 58 chambres. L'un d'entre eux contient une chapelle.

« Nous avons des décisions difficiles à prendre, a mentionné M. Aumond à la trentaine de citoyens présents. Au départ, près de 80 religieux venaient s'y ressourcer. Aujourd'hui, on en compte seulement une dizaine et leur moyenne d'âge est de 78 ans. De plus, les bâtiments ne répondent plus aux normes. Il faudrait investir plusieurs dizaines de milliers de dollars pour les conformer. C'est beaucoup d'argent et un très grand espace pour si peu de personnes. »

Pour continuer de prendre soin de ses religieux et de ses oeuvres, dont l'Oratoire Saint-Joseph, la congrégation a besoin d'argent. Le domaine sera donc mis en vente d'ici un an.

Présentement, la société-conseil AVD, embauchée par les Pères Sainte-Croix, élabore un concept d'aménagement et de développement du terrain. Selon le plan actuel, les bâtiments actuels seraient conservés et le reste du domaine serait divisé en plusieurs lots pour permettre la construction d'environ neuf résidences sur le bord du lac Simon. Près du boisé, cinq autres maisons seraient érigées. Ces habitations seraient de type unifamilial.

Même si le domaine n'est pas en vente maintenant, la congrégation est prête à analyser les offres. De plus, malgré le concept qui est sur la table, les Pères Sainte-Croix accepteraient probablement la vente de tout le domaine.

« Si on reçoit une offre alléchante, c'est certain qu'on ne pourra pas refuser, a précisé le père supérieur provincial. De plus, on veut préserver les bâtiments actuels, mais si les citoyens refusent qu'un promoteur les transforme en auberge, on ne pourra pas rien faire. »

La municipalité de Lac-Simon adoptera un avis de motion le 5 octobre pour préserver certains éléments du site, dont la croix de chemin, le balcon en forme de proue de navire, la tour coiffée d'un clocher et d'une croix ainsi que le bâtiment de la chapelle. Par contre, lors de la vente, les pères repartiront avec les meubles religieux et les vitraux.

Projet de coopérative

La présidente de l'Association des propriétaires du secteur de la Baie-Groulx de lac Simon, Chantal Crête, a présenté un projet de coopérative de solidarité sociale pendant la rencontre. Un groupe de citoyens voudrait acquérir l'endroit.

« Nous aimerions faire bénéficier ce site de nature exceptionnel à tous en convertissant le domaine en centre communautaire, a-t-elle expliqué. Par le biais d'un hébergement à prix modique, les individus, familles et groupes s'adonneraient à différentes activités. En plus d'assurer la protection de tous les éléments patrimoniaux, notre projet comblerait un besoin important pour les résidants de Lac-Simon, car la municipalité ne dispose d'aucune salle communautaire. »

Mme Crête rencontrera, cette semaine, les fiduciaires du Domaine Saint-Bernard à Mont-Tremblant qui ont concrétisé le même type de projet. Elle s'est aussi assise avec des représentants de quelques institutions financières pour connaître leur intérêt.

Le père supérieur provincial n'est pas contre cette idée. Cependant, il a été échaudé à Nominingue où après deux ans d'attente, les citoyens ont voté contre l'acquisition d'un site de la congrégation, car ça augmentait leur compte de taxes d'environ 30 $.

« On est ouvert à l'offre de Mme Crête, mais on ne perdra pas cinq ans, a indiqué M. Aumond. De plus, on ne peut pas faire de cadeau. »

Puisque ce serait un groupe de citoyens qui achèterait le domaine, Mme Crête a demandé la collaboration des Pères Sainte-Croix.

« On est prêt à proposer un certain montant, mais si ça se transforme en enchères, on ne pourra pas se battre longtemps. »


Je vous invite à aussi lire les articles parus dans le Journal Le DROIT et dans La Petite-Nation en ce qui concernent le domaine:

l’urgence de protéger le domaine des Pères Sainte-Croix à Lac-Simon.

Article- La Petite-Nation 

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